Jean-Claude Mizzi

Utiliser l’ESS comme laboratoire du management enchantant, pour faire de l’ESS la future économie « traditionnelle »

Après plus de 30 ans de carrières à développer des politiques publiques (nationale et européenne), mon expertise sur l’Economie sociale et solidaire (ESS) à la Commission européenne (2011-2016) m’a permis d’être en contact avec de nombreux acteurs et projets innovants. Au-delà de la co-construction (public / privé) d’un écosystème permettant à l’ESS de prospérer en Europe, la diffusion sociétale d’une autre façon de faire de l’économie (plus éthique, inclusive, soutenable et participative, avec des valeurs et des modes de gouvernance, de rémunération et de management innovants) ne passera que par l’appropriation de ces caractéristiques par les « entreprises traditionnelles ».

Ce que représente pour moi Manager l’enchanteur

La primauté/substitution de l’impact social pour le bien commun sur le profit pour quelques-uns doit être encouragée pour que l’économie soit davantage en phase avec la recherche et le besoin « de sens » que les nouvelles générations et les nouveaux diplômés appellent très justement/opportunément de leurs vœux. Après les excès du capitaliste débridé (notamment dans les services financiers, mais pas seulement) l’émergence de l’ESS ( + de 10 % du PIB en France et dans l’UE) est une opportunité formidable pour diffuser ses bonnes pratiques, consubstantielles de ses caractéristiques, dans l’ensemble de l’économie (même si toutes les pratiques de management de l’ESS ne sont pas exemplaires / transposables, loin de là). Le management doit en être une composante essentielle et fondatrice, car de lui/là pourrait en découler tant d’autres.

Identifier les bonnes pratiques des start-ups et des acteurs de l’ESS (entreprises et autres), les mettre en valeur ainsi que leurs créateurs / expérimentateurs / diffuseurs, petit à petit démontrer que leur transposition est possible et souhaitable dans les entreprises traditionnelles permettra, on peut l’espérer, aux concepteurs de politiques RH de réenchanter leurs pratiques managériales et de RH pour attirer et retenir les meilleurs collaborateurs possibles. Avec un pari plus vaste bien sûr … donner davantage de sens à l’économie toute entière, pour que les entreprises soient l’une des pierres angulaire de l’innovation et de l’inclusion dans notre société

Mon parcours

  • Etudes généralistes (IEP Strasbourg – service public, Faculté d’histoire, ENA – promotion Condorcet) puis spécialisées (MBA de management des entreprises de/à réseaux)
  • Fonctionnaire (administrateur civil) du Ministère de l’économie et des finances (« Bercy »)
  • Plusieurs postes au ministère de l’intérieur, à Bercy, au Ministère des affaires étrangères (« Quai d’Orsay ») et au Secrétariat Général des Affaires Européennes (SGAE), en France et à l’étranger.
  • Expert à la Commission européenne (DG CONNECT puis EUROSTAT) de 1997 à 2001, puis de nouveau de 2011 à 2016 (DG « Marché intérieur », MARKT puis GROWTH : coordination de la politique du marché unique, et notamment chargé de l’Initiative pour l’entrepreneuriat social, politique européenne pour l’Economie sociale et solidaire centrée sur les entreprises sociales qui ont un impact sociétal mesurable).
  • Intervenant « Economie sociale et solidaire » à l’Ecole de droit et management de Paris II Panthéon-Assas Sorbonne Universités
  • Co-fondateur et co-dirigeant d’Objectif MARS, un Club d’investisseurs pour une gestion alternative et locale de l’épargne solidaire (CIGALES)
  • Co-fondateur et co-dirigeant de « HopHopFood » – Association pour créer des espaces de solidarité et d’échanges gratuits alimentaires en France (http://www.hophopfood.org/)
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